actualités françaises

 

 

Que direCriant

 

!!!!!!360 milliards pour les banquiers, la misère pour les autres!!!!!

 

Mail de soutien à  tous ceux qui se "battent" pour notre éducation nationale, envoyé suite à une discussion avec une directrice d'école ce matin.

Bonjour,
 
Je ne retrouve pas le syndicat qui ne vous suit pas le 10 décembre, c'est une bonne nouvelle, c'est que soit il a changé d'avis, soit c'était une rumeur comme il en circule beaucoup sur le net....
En tant que parent d'élève qui se mobilise pour beaucoup de nos valeurs bafouées en ce moment et pour un autre projet de socièté, les seuls oppositions que j'ai pu entendre au sujet de votre mouvement, c'est:
- oppostion mouvement/vos rémunérations :aucun sens, mais il faut savoir que beaucoup de parents en situation précaire ne peuvent s'empecher de "comparer" les situations financières en ce moment, et Darcos s'en sert bien.
- opposition au mouvement/ toujours en grève :dû au manque de syndicalisation dans tous les corps de métier du secteur privé ( vu le peu de défense des droits des travailleurs du privé en ce moment et l'inertie des syndicats, les gens ont l'impression d'etre laisser pour compte)
Donc ma conclusion que vous pouvez bien sur transmettre à votre assemblée de ce soir:
Il est important et primordial de continuer l'information aux parents pour leur faire comprendre que ce mouvement est dans l'interet de l'avenir de nos enfants, car le ministère a le pouvoir principal: les médias écoutés comme bible, et ne se gène pas pour diffamer ce mouvement en jouant sur le diviser pour mieux regner.Les conférences de presse du 10 décembre sera d'une grande importance et j'espère qu'il y en aura beaucoup.L'effet voulu aussi, est cet "amas" de réforme en meme temps, ce qui fait que les parents d'élèves sont "perdu" et se renseigner sur tout ça peut etre fastidieux, le soir, bien fatigué par une journée de travail ou de soucis. Je trouve que cet article est très bien fait à ce sujet:
http://www.liberation.fr/societe/0101267415-les-maux-des-profs-au-pied-de-la-lettre
 
Que dire de la "neutralité" de la PEEP et meme de son "bonheur" à propos de la réforme des lycées.
Son site et ses différentes interventions télévisuelles le jour de la grève participe à la descriditation du mouvement.
http://www.peep.asso.fr/
 
En plein accord avec cette lettre dont je pense vous avez du avoir lecture:
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1030669.html
 
et personnellement révoltée par cette décision:
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1034307.html
 
Je pense que votre décision de manifestation un mercredi est parfaite et répondra aux oppositions des parents que je citais au début.
 
Avec mon soutien, bien cordialement,

blue lysouRigolant

Le  23/11/2008

 

 

LA HONTE DU SOCIALISME

 

 Bon, mais qui c’est qu’a gagné ? Bé…, on ne sait pas. Si, paraitrait que ce soit l’européenne libérale, la "mère" de la capitale de la moule frite, au dépend de l’égérie du Poitou, car il y aurait quarante deux quidams qui aurait été payés pour faire la différence, un peu à la manière des républiques bananières. En tous cas on sait qui a gagné, le capitalisme ; la grande perdante, la démocratie ; mais surtout c’est le socialisme qui a été déshonoré. Ils ont enterré Jaurès une seconde fois, c’est pitoyable !

 

 

Pendant que le Chef de l’Etat continue à jouer au "super héro" qui va terrasser la crise et "refonder" le capitalisme en un outil à "visage humain", officiellement quelques ministres importants se lâchent.

Eric Woerth déclare : "La réalité des choses, c’est qu’il y a un ralentissement extraordinairement fort de l’économie et qu’il faut surtout combattre contre ça", "On est en train d’essayer d’agir puissamment pour essayer (...) de faire en sorte que le choc de la crise soit le moins fort possible pour les Français et en même temps qu’il y ait une réponse mondiale"

Cool !!!

Christine Lagarde de son côté est une fois de plus ... contente ! : "Je suis contente de voir que pendant la crise, le crédit continue"... / ... "Le gouvernement souhaitait soutenir toute l’économie", a-t-elle rappelé. "La seule façon de le faire (...), c’était de permettre aux banques de continuer à faire leur métier", a-t-elle ajouté, avant de déclarer : "Je suis heureuse de voir (...) que tout le monde joue le jeu". "Aujourd’hui, les prêts sont disponibles aux guichets", a-t-elle affirmé. "Par ailleurs, je me réjouis qu’il n’y ait pas plus d’exigences, qu’on ne demande pas plus de cautions, (...) de garanties" Toutefois, du côté de la CGPME et de l’Association française des usagers de banque (AFUB), on faisait néanmoins état de difficultés à obtenir des prêts.

Oui, d’accord, mais elle est contente ! C’est dommage que ce ne soit pas communicatif.

C’est dans ce contexte de plus en plus néfaste que les sénateurs ont voté le texte sur les "revenus du travail" Le vote a été précédé d’une intervention de Xavier BERTRAND.

Discours de Xavier BERTRAND

Parce que pour partager des richesses, il faut d’abord les créer, et que c’est par le travail que l’on crée des richesses et donc du pouvoir d’achat. C’est par le travail que l’on prépare mieux l’avenir de la société et c’est par le travail qu’on peut améliorer sa situation professionnelle et personnelle ... / ...

Il est évident que le capital et le travail sont tous les deux indispensables au développement économique et à la vitalité d’une entreprise : l’un ne va pas sans l’autre et les opposer n’a jamais rien produit de positif.

La participation, ce sont 5 millions de salariés qui ont touché un peu plus de 7 milliards d’euros en 2006. L’intéressement, ce sont 4,3 millions de salariés, qui ont bénéficié de 7 milliards d’euros. Voilà des outils importants pour continuer à améliorer les revenus des Français.

L’intéressement et la participation donnent donc déjà des résultats, mais nous devons faire plus et mieux. Car aujourd’hui ce dispositif reste essentiellement limité aux grandes entreprises : seul 1 salarié sur 10 dans les PME de moins de 50 salariés bénéficie de ces dispositifs ... / ...

Alors que nous traversons une conjoncture économique difficile, il est d’autant plus crucial d’élargir les marges de manœuvre des entreprises et d’offrir davantage de possibilités pour augmenter les revenus.

6 millions de salariés aujourd’hui ne bénéficient ni de l’intéressement ni de la participation. C’est cela qu’il nous faut changer ! ... / ...

Je veux maintenant vous présenter les détails qui concernent l’intéressement, la participation et le SMIC, avant que Laurent Wauquiez vous présente plus précisément la conditionnalité des allégements de charge pour les entreprises et les branches ... / ...

Nous voulons développer l’intéressement. Et pour cela, nous mettons en place un crédit d’impôt de 20% sur les sommes versées en plus : c’est simple et c’est immédiat. Si un chef d’entreprise distribue en plus 1 000 euros d’intéressement à ses salariés, il bénéficiera de 200 euros de crédit d’impôts.

Pour inciter les entreprises à jouer le jeu sans attendre, et pour que les salariés puissent percevoir immédiatement une prime, le projet de loi permet aux entreprises qui auront signé un accord d’intéressement avant la mi-2009 de verser aux salariés une prime de 1 500 euros exonérée de charges et d’impôt ... / ...

Et vas-y dans le déficit !!! au point où on en est. Il n’est qu’à lire le sénateur DASSAULT (et oui ...) qui déclarait en commission le 22 octobre 2008 : " le crédit d’impôt en faveur de l’intéressement, prévu à l’article 1er du projet de loi, représentait une perte de recettes pour l’Etat évaluée entre 800 millions d’euros et 1,2 milliard d’euros .... / ... A l’appui de sa position, il a mis en exergue l’aggravation du déficit du budget de l’Etat, lequel pourrait dépasser 60 milliards d’euros en 2009, et de creusement de la dette publique, sur le point de franchir le seuil de 1.300 milliards d’euros en 2009, soit plus de 65 % du produit intérieur brut (PIB). A cet égard, il a précisé que la charge de la dette avoisinerait les 50 milliards d’euros, soit un montant équivalent aux recettes provenant de l’impôt sur le revenu. Enfin, il a regretté la progression constante depuis 1993 des allègements de charges, dont le montant actuel est actuellement évalué à 23 milliards d’euros ... / ...

Il n’a pas communiqué par contre sur l’augmentation du budget de la défense dont il sera sans nul doute un des bénéficiaire. Allons, allons ne mélangeons pas la politique de défense de la nation avec les aides 35H00 qu’évoque en partie M. DASSAULT dans la dernière partie de son intervention et dont son entreprise n’a certainement jamais bénéficié.

Notre deuxième objectif est de faire confiance aux salariés en leur laissant la liberté de choix : au moment où ils percevront leur participation, ils pourront soit disposer de leur épargne tout de suite, soit la bloquer. Il est temps de sortir d’une conception qui consistait à choisir à la place du salarié, pour lui constituer une épargne automatique sans prendre en compte sa situation, ses projets ou même ses besoins ... / ...

Permettre le déblocage systématique de la participation est particulièrement inadapté. Les salaires n’augmentant plus alors pour relancer la consommation on remet dans le circuit l’argent de la participation. Or, il est notoire que pour beaucoup de salariés le déblocage de la participation permettra de simplement payer leurs charges fixes. Au bout du compte, les sénateurs avalisent un système dans lequel le salarié n’aura quasiment rien capitalisé et ne pourra pas (comme c’était le cas jusqu’à présent) bâtir avec la somme accumulé des projets de vie ou de retraite) Compte tenu de la faiblesse des salaires, comme pour les heures supplémentaires, les français approuveront (de toute façon que peuvent-ils faire ?)

J’ai bien dit « ajouter », car l’intéressement et la participation ne remplacent pas les salaires. C’est en plus des salaires ! C’est d’ailleurs pourquoi ce projet de loi est un tout : il dynamise également la politique salariale, l’échelle des salaires et la négociation sur les salaires ... / ...

On se demande bien pourquoi et comment ? Mais puisque Monsieur BERTRAND le dit, ça doit être vrai

Nous pensons aussi à ceux dont la rémunération se situe en bas de l’échelle des salaires et c’est pourquoi nous voulons moderniser la manière de fixer le SMIC. Depuis trop longtemps, la fixation du SMIC est devenue un rendez-vous politique de plus en plus déconnecté de la réalité économique et sociale.

Les coups de pouce gouvernementaux, les multiples SMIC liés aux 35 heures, le rendez-vous annuel autour de partenaires sociaux, qui plaident les uns pour une augmentation significative, les autres pour un statu quo, n’ont pas vraiment conduit à améliorer la situation des salariés et des entreprises. Ils n’ont pas davantage permis de disposer d’une rémunération plancher dynamique tant pour la croissance des entreprises que pour l’échelle des salaires. Il faut donc que l’évolution du SMIC soit davantage en phase avec les conditions économiques et le rythme des négociations salariales, et qu’on sorte d’un jeu de rôle. En avançant la date de la revalorisation annuelle au 1er janvier, nous voulons donner enfin de la visibilité aux négociations salariales annuelles dans les entreprises et les branches.

Le SMIC : Dernier rempart avant la pauvreté. Il est la cible des organisations patronales depuis longtemps. Les mesures votées préparent "en douceur" sa disparition au profit de salaires négociés de gré à gré. On aura donc un SMIC par activités professionnelles ou branches ou entreprises. Malheur à ceux qui travailleront dans des branches à "faible rentabilité" ou qui se déclareront en trop forte concurrence avec des pays à faible coût de main d’oeuvre.

Devront-ils à terme "donner" un bout de leurs salaires pour continuer à travailler ? Seront-ils tous à termes de titulaires d’un RSA bis en attendant de connaître le vrai RSA ?

Nous proposons que des experts indépendants soient consultés et remettent chaque année à la Commission nationale de la négociation collective et au Gouvernement un rapport sur les évolutions souhaitables du SMIC. Il s’agit de faire en sorte que la fixation du SMIC soit l’objet d’une analyse sereine, objective et indépendante, comme chez nos voisins européens. L’Assemblée Nationale a voulu qu’il s’agisse d’un groupe d’experts indépendants et non d’une commission supplémentaire et je veux vous assurer que ces moyens seront mutualisés avec ceux d’une instance existante.

Nous vous donnons ci-dessous un extrait de l’intervention de Nicole PRINZ Sénatrice PS au cours des débats sur ce sujet

En avançant au 1er janvier de chaque année la fixation annuelle du SMIC, on se dirige vers un lissage annuel depuis longtemps revendiqué par le MEDEF. Nous n’y sommes pas favorables. De plus, ce texte vise à confier à un groupe d’experts un avis annuel sur l’évolution du SMIC et de l’ensemble des revenus. Un décret devra fixer les conditions de leur désignation afin de garantir leur indépendance. Il y a de quoi se poser des questions sur les intentions réelles du Gouvernement, d’autant que, selon certains experts, le SMIC serait trop élevé par rapport à la productivité des salariés peu qualifiés et que, dans son rapport du 23 juillet 2008, le Conseil d’analyse économique émet de vives critiques sur l’efficacité du SMIC et propose de modifier les règles actuelles : « une commission d’experts pourrait être créée, les membres en étant nommés dans des conditions garantissant leur indépendance

Xavier BERTRAND - Enfin, nous allons conditionner les allègements de charges, pour qu’ils soient versés à ceux qui jouent le jeu de la négociation salariale ... / ... Est-il normal que presque le quart des entreprises qui ont l’obligation légale de négocier chaque année sur les salaires n’en fasse rien ? Bien sûr que non ! ... / ...

Il ne s’agit pas d’augmenter les salaires par la loi. Mais l’État peut en revanche choisir de retirer des allégements de charges sociales à ceux qui ne respectent pas un engagement minimal, à savoir dialoguer et échanger avec les représentants des salariés sur les possibilités de revalorisations salariales. Les entreprises qui ne respecteront pas leur obligation de négociations salariales se verront retirer 10 % des allégements de charges dont elles bénéficient. En outre, il n’est pas admissible que des minima de salaires fixés par la négociation de branche soient encore inférieurs au SMIC

Tout d’abord, qui viendra vérifier ? Et, de toutes façon, le ministre parle " d’un engagement minimal, à savoir dialoguer et échanger avec les représentants des salariés sur les possibilités de revalorisations salariales " qui pourront aboutir à un constat de non revalorisation. ça coute pas cher mais ... ça a de la gueule.

Source Discours intégral : Ministère du Travail

Nous ajouterons le commentaire suivant :

Pourquoi le gouvernement et la majorité présidentielle proposent-ils ces projets au moment ou comme le dit Eric Woerth : "il y a un ralentissement extraordinairement fort de l’économie" ? Les français qui ne sont pas sot (même si on leur prépare des émissions de propagande économique) savent parfaitement qu’en fait de participation, d’intéressement ou de primes de fin d’année, il seront contents si leur emploi est maintenu. Ce texte est donc pratiquement caduc pour les salariés dans le contexte actuel.

Il n’en reste pas moins que le mécanisme voté induit pour les salariés la fin des augmentations de salaires. On viendra un jour au bout de la crise et là, en fonctions des accords et des taux de rentabilité de chaque entreprise, on observera des disparités plus qu’importantes.

Pas d’inquiétude puisque Xavier BERTRAND a également déclaré dans son discours : "Avec ce texte, comme l’a rappelé le Président de la République, il s’agit de donner au travail la juste part des richesses qu’il contribue à produire et dans le cadre du dialogue social" Comme disait Coluche : "Certains ont l’air honnête, mais quand ils te serrent la main, tu as intérêt à recompter tes doigts" c’est exactement la sensation que nous avons.

Slovar les Nouvelles

http://slovar.blogspot.com

 

DECIDEMENT SLOVAR FAIT DU BON "BOULOT" ^^

Ah ! les PME, objet de toutes les attentions et d’un soudain amour quasi filial de la part du gouvernement.

Elles emploient une grande partie des salariés français et opposent souvent leur sigle aux grandes entreprises ou multinationales qui bien entendu sont la cause de tous les tracas alors que dans les PME, les salariés payeraient presque pour y venir tous les matins.

Les images d’Epinal nous présentent le patron de PME comme un homme ayant : "toujours sa porte ouverte pour le dialogue" (on me l’a faite souvent celle là. Vous aussi ?) et à vrai dire un tantinet paternaliste à la façon des patrons de la révolution industrielle.

On oublie parfois de dire que le contrat de mission a été demandé et obtenu par les PME de l’industrie informatique.

Mais au fait, c’est quoi une PME ?

Nous avons trouvé cette définition sur le site de l’INSEE

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont des entreprises dont la taille, définie par un ensemble de critères, dont essentiellement le nombre de salariés, ne dépasse pas certains seuils. Les autres critères de taille utilisés sont le chiffre d’affaires annuel ou le total du bilan, et on utilise parfois de plus un critère d’indépendance s’exprimant sous la forme de non-appartenance à un groupe trop important.

Les seuils retenus, et en particulier le seuil du nombre de salariés, sont variables suivant les pays et l’objet de la définition : application d’une réglementation ou calcul de statistiques. Eurostat et la plupart des pays emploient le seuil de 250 salariés. En France il n’existe pas de définition officielle unique, mais on utilise le plus souvent dans les statistiques soit le seuil de 250 salariés, soit celui de 500 salariés.

Quant au critère d’indépendance, s’il existe un accord général sur le fait qu’une PME ne doive pas appartenir à un grand groupe, il est toutefois difficile à mettre en œuvre au niveau des statistiques.

On est loin de la petite entreprise familiale si chaleureusement expliquée par Jean-François ROUBAUD le leader de la CGPME. Cette confusion vient du fait que l’on assimile les PME avec les TPE ou les micro entreprises

Définition trouvée sur le site pme.gouv

Conformément à la recommandation du 6 mai 2003 de l’Union européenne, ces Chiffres clefs considèrent comme PME les entreprises indépendantes ayant moins de 250 salariés. Ils les déclinent en plusieurs catégories :
Micro - entreprises « 0 à 9 salariés » ;
Très petites entreprises (TPE) 0 à 19 salariés »
Petites et moyennes entreprises (PME) 0 à 249 salariés
Il faut savoir que les obligations des entreprises sont totalement différentes à partir du moment ou elles augmentent le nombre de salariés. On parle en général d’effet de seuil et ça change bigrement pour les salariés.

Mais regardons en détail ce qui change :

LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR EN FONCTION DES EFFECTIFS DE SON ENTREPRISE- Source Robert PAPIN

• A partir de 1 salarié
Protection des salariés contre les licenciements irréguliers en la forme et contre toute sanction disproportionnée à la faute commise.
Libre constitution de sections syndicales d’entreprise.
Participation au financement de la formation continue (0,55 % de la masse salariale).
Possibilité pour le père ou la mère, salarié de l’entreprise, d’obtenir un congé parental d’éducation de 2 ans après la naissance ou après l’adoption d’un enfant de moins de 3 ans.

• A partir de 10 salariés
Versement d’une taxe de transport (variable selon la ville).
Investissement de 0,45 % des salaires pour le logement.
Paiement mensuel des cotisations sociales (dans les 5 premiers jours du mois suivant, et non dans les 15 premiers jours du trimestre suivant).

• A partir de 11 salariés
Organisation des élections de délégués du personnel (les délégués titulaires disposent d’un crédit de 10 heures pour l’exercice de leurs fonctions de délégués).
Les syndicats représentatifs peuvent désigner un délégué du personnel comme délégué syndical pour la durée de son mandat (entreprises de moins de 50 salariés).
Consultation des délégués du personnel pour les plans de formation et pour les licenciements économiques de plus de 10 salariés sur 30 jours.

• A partir de 20 salariés
Emploi obligatoire de handicapés et de mutilés de guerre à raison de 6 % de l’effectif (les salariés de moins de 18 ans ne sont pas pris en compte) (1). Les entreprises qui atteignent le seuil de 20 salariés disposent d’un délai de 3 ans pour se mettre en conformité avec la loi.
Règlement intérieur obligatoire.
Sur les chantiers de bâtiments et de travaux publics occupant au moins 20 personnes pendant plus de 15 jours, présence obligatoire d’un salarié formé aux premiers soins, si des travaux dangereux sont effectués.

• A partir de 25 salariés
Si le personnel le demande, obligation pour l’employeur de mettre à sa disposition un réfectoire.

• A partir de 50 salariés
Crédit de 15 heures au lieu de 10 heures pour les délégués du personnel.
Constitution obligatoire d’un comité d’entreprise ou d’établissement (crédit d’heures de 20 heures par membre titulaire). Possibilité de constituer une délégation unique avec les délégués du personnel (entreprises de moins de 200 salariés).
Consultation du comité d’entreprise sur le licenciement économique (au moins une fois par mois dans les entreprises de plus de 150 salariés), sur la réduction du temps de travail (RTT) et sur le plan de formation
Possibilité d’une délégation commune délégués du personnel-comité d’entreprise pour les entreprises de moins de 200 salariés (crédit de 20 heures, au lieu de 15 heures, pour les délégués).
Possibilité pour le comité d’entreprise de faire appel à un expert-comptable, payé par l’entreprise, pour l’examen des comptes annuels.
Élaboration d’un plan de sauvegarde de l’emploi si licenciement d’au moins 10 salariés sur une période de 30 jours.
Négociation annuelle sur les salaires, la durée et l’organisation du travail, la prévoyance maladie, l’épargne salariale et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Organisation du droit d’expression des salariés.
Désignation possible par chaque organisation syndicale d’un représentant syndical au comité d’entreprise. Il dispose d’un crédit d’heures (10 heures).
Constitution d’un comité d’hygiène et de sécurité (crédit de 2 heures pour chaque membre du comité).
Obligation de déclaration mensuelle des mouvements de personnel dans les 8 premiers jours de chaque mois.
Affichage des consignes d’incendie.
Participation obligatoire aux fruits de l’expansion.

• A partir de 200 salariés
Présence à temps complet d’un infirmier ou d’une infirmière dans les établissements industriels.
Mise à disposition d’un local commun aux sections syndicales.
Création d’une commission formation professionnelle.
Congés création d’entreprise ou sabbatique, congés individuels de formation (le chef d’entreprise peut les différer de 6 mois).

• A partir de 300 salariés (2)
Nécessité de soumettre au comité d’entreprise un « bilan social ».
Possibilité, pour le comité d’entreprise, de faire appel à un expert extérieur pour étudier tout projet important d’introduction de nouvelles technologies.
Obligation de négocier tous les 3 ans sur la gestion prévisionnelle des emplois et compétences, sur la stratégie de l’entreprise et ses effets prévisibles sur l’emploi

Quand nous disions que ça change bigrement pour les salariés ...

Et bien, justement la CGPME vient de publier un communiqué suite à l’intervention du Chef de l’Etat dont nous vous donnons lecture intégrale ci-dessous

La CGPME propose des mesures en faveur de l’emploi

Le Président de la République s’apprête à annoncer des mesures en faveur de l’emploi. La CGPME réaffirme ses priorités et propose :

Pour favoriser la création d’emplois
Exonérer de charges sociales (cotisations patronales de Sécurité Sociale) la création du premier emploi. Près d’un million de personnes travaillent seules et nombreux sont ceux qui hésitent à embaucher. Certes cette mesure aurait un coût mais ce serait un formidable levier.

Et allez, encore une demande d’exonération de charges sociales (mais uniquement du côté de l’employeur) qui la finance ? La CGPME ne le précise pas.

Lisser les seuils sociaux.

Les entreprises de 49 salariés sont près de 2 fois plus nombreuses que celles de plus de 51 salariés. Ce n’est pas un hasard. Embaucher un 51ème salarié, entraîne 34 obligations supplémentaires. Étaler les conséquences de ce passage débloquerait bien des créations d’emplois.

Voir plus haut "à partir de 50 salariés" et voir la formidable différence de traitement avec les obligations en dessous des 50. Si ça passe, ça provoquera un joli coup de "rabot social" aux salariés

Rendre opérationnel le contrat de travail intermittent.

De nombreux postes permanents mais intermittents par nature restent vacants dans le secteur du commerce ou des services, faute de possibilité de recourir directement à ce contrat de travail, sans obligation d’accord préalable. Il y a là une belle opportunité.

Possible dans certaines entreprises, le travail intermittent se caractérise par l’alternance de périodes travaillées et de périodes non travaillées. Il doit faire l’objet d’un contrat à durée indéterminée comportant un certain nombre de clauses obligatoires. Le salarié en contrat de travail intermittent bénéficie des mêmes droits que les autres salariés.

Le travail intermittent est l’alternance de périodes travaillées et non travaillées qu’impliquent les fluctuations d’activités. Il peut être mis en œuvre pour des emplois permanents qui, par nature, comportent une telle alternance (certains emplois de formateurs ou de moniteurs de ski par exemple) Source Ministère du travail

Pour préserver l’employabilité des salariés

Généraliser l’entretien professionnel
Favoriser le tutorat senior dans les PME en offrant la possibilité d’imputer les frais sur la contribution professionnalisation.

La "préservation de l’employabilité" par l’entretien professionnel

Créé en 2003 par les partenaires sociaux, l’entretien sur l’évolution professionnelle s’inscrit dans la réforme de la formation professionnelle continue. Différent de l’entretien d’évaluation pratiqué dans certaines entreprises, il ouvre un dialogue entre l’employeur et ses salariés, qui a pour objectif la co-construction de projets de formation conciliant souhaits personnels et besoins de l’entreprise. Ses modalités de mise en œuvre sont définies au niveau des branches professionnelles ou des entreprises. Source CAT ’INIST/CNRS

Amener le salarié à devenir « acteur de son évolution professionnelle ». C’est pour décliner ce principe et celui de la formation tout au long de la vie que les partenaires sociaux ont voulu que chaque salarié ait un entretien tous les deux ans au minimum avec son employeur (ou son représentant). L’objectif est développer la professionnalisation du salarié, notamment par l’identification d’actions de formation à mettre en œuvre. Source Centre Info

Le tutorat des seniors

Dans quel contexte peut-on mettre en place des actions de tutorat ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, le tutorat comme concept est plus proche de la pratique que de la théorie. Le tutorat peut être mis en place dans n’importe quelle entreprise y compris les PME/PMI nationales. Un prérequis de taille reste un style de management moderne basé sur la confiance, l’implication et une gestion effective des carrières et des compétences. .. / ... Source La vie Eco

Pour exemple, nous avons mis en place un programme de tutorat il y a plus de deux ans. Cela a donné de bons résultats puisqu’on a noté une satisfaction totale aussi bien chez les tuteurs que chez les «tutorés», l’objectif étant d’accompagner nos collaborateurs dans leur développement professionnel. Evidemment, les avantages d’un tel système sont nombreux aussi bien pour l’entreprise, le tuteur que le tutoré. Toutefois, il s’agit là d’une démarche personnalisée. Pour ce faire, on doit cibler les personnes qui détiennent un savoir-faire dans l’entreprise pour leur confier des compétences à développer

Soyons sérieux, nul ne croit qu’une entreprise qui, en pleine euphorie économique n’embauchait aucun + de 50 ans, va soudain se concerner pour le problème.

Au passage, la contribution professionnelle évoquée par la CGPME correspond à :

La contribution professionnalisation : 0,15%

Elle permet à l’entreprise d’obtenir un financement total ou partiel des frais de formation dans le cadre

• d’un contrat de professionnalisation ;

• d’une période de professionnalisation ;

• d’un droit individuel à la formation (DIF) ;

• du tutorat.

Alors, où est le problème puisque le tutorat y est déjà mentionné ?

Pour faciliter le retour ou l’accès à l’emploi

Mettre en place des mesures particulières d’accompagnement des sous-traitants dans les bassins d’emploi en difficultés en accélérant la transition professionnelle. Les plans sociaux des grandes entreprises mobilisent l’opinion et les pouvoirs publics multiplient les mesures. Les salariés des sous-traitants méritent la même attention.
Réconcilier emploi et formation en répertoriant les offres d’emploi et en mettant en face une formation spécifique. Ne plus partir de la recherche pour aller vers l’emploi mais partir de l’offre pour construire un parcours individuel d’accès vers cet emploi, c’est assurer le succès de la démarche.
Proposer aux jeunes une « action de formation préparatoire à l’emploi »

Incantations que tout cela qui permettent toutefois aux adhérents de la CGPME d’anticiper les allègements d’effectifs à venir et s’apprêtent à en rejeter sur l’Etat la responsabilité.

Il n’y a pas à dire, soit la CGPME prend les salariés pour des imbéciles soit a franchement du rigoler en rédigeant ce texte. Lorsqu’on sait que le code du travail a été considérablement remanié pour plaire aux employeurs (voir article de Gérard FILOCHE sur D&S Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre ) et que les 35H00 ont été démantelées au nom du travailler plus pour gagner plus, on croit rêver.

Ah ! si il reste encore quelque chose qui pourrait combler la CGPME et notre président : Supprimer le droit du travail. Et ça, vous trouverez toujours quelqu’un au patronat ou au gouvernement pour vous expliquer qu’après un telle mesure "moderne" le plein emploi sera immédiat. On n’en doute pas une seconde ...

Slovar les Nouvelles

http://slovar.blogspot.com

Sources et crédits contrat de mission

Gautier GIRARD

Sources, crédits et copyright

CGPME

 

                                                                                                    NON AU TAZER

 

 

 

 

Le Comité de l’ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion que l’utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue “une forme de torture” et “peut même provoquer la mort de personnes“.

 

Le 24 novembre dernier, le pistolet Taser faisait une nouvelle victime au Canada : un mort.

Cette mort s’ajoute aux 18 autres au Canada uniquement.
Le gouvernement et la compagnie Taser international® continuent de présenter cette arme comme une arme inoffensive.

Il faut savoir qu’il y a déjà près de 300 morts aux USA depuis 2001 à cause du pistolet tazer.

19 personnes tuées par la police avec un Taser au Canada en cinq ans (entre 2003 et 2007)

Exemple d’un potentiel danger du tazer : 

Une personne est morte dans un hôpital du Texas très récemment.
Le décès de cette personne est étonnant : il a pris feu lorsqu’un policier américain s’est servi d’un Taser contre lui alors qu’on pensait qu’il s’agissait d’une arme sans danger et non mortelle.

Les policiers ont d’abord utilisé des bombes lacrymogènes contre le suspect.
Ce dernier n’a pas obtempéré alors les policiers ont fait feu avec leur Taser, littérallement : des flammes ont vite jailli sur les vêtements de l’homme.

En réalité, l’homme s’était peu avant aspergé d’essence (on ne connait pas la raison).
La décharge électrique de l’arme a alors provoqué une étincelle qui a mis le feu aux vêtements du pauvre homme.

Rappelons que le Taser est une arme à électrochoc et possède une action incapacitante en interagissant avec les influx nerveux des muscles.

Entre juin 2001 et juin 2007, on estime au moins 245 morts suspectes suite à l’utilisation d’un Taser dans le monde.
Le manuel d’utilisation de l’arme spécifie bien de ne pas l’utiliser en cas de liquide ou gaz inflammables.

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